28 juin : les sportives actives ensemble

À l’occasion de la Coupe du monde 2019, Le Collectif « Les Sportives » souhaite agir en réunissant des figures sportives engagées qui œuvrent en faveur du sport au féminin.

Nous concernant, nous sommes 4 femmes engagées et passionnées d’art et de sport :

 Tatiana MARQUES GREGORIO, joueuse de handball (Brésil), consultante et organisatrice d’événements, fondatrice de l’association DEP (pour l’accès à la culture et au sport) ;

 Marame KANE, artiste engagée et co-présidente d’une association de défense des droits humains;

 Léa BUET, ancienne judokate internationale, fondatrice et présidente de l’association ADJIME PARTAGE TA PASSION (développement du sport et de l’éducation au Sénégal et en France);

 Marielle PRUVOST, ingénieure en génie civil, professeure de judo, ancienne judokate internationale, fondatrice et présidente de l’association SAIZEN (promotion des droits et de l’insertion professionnelle des sportives et sportifs);

Notre rencontre a un dénominateur commun : promouvoir l’accès au sport et à la culture pour toutes et tous. Nous avons rencontré sur notre chemin une multitude de préjugés et de barrières sur fond de sexisme entre-autres (ce qui ne nous a pas stoppé dans nos différents projets) mais aussi une multitude de personnes engagées et positives, dont nous nous inspirons.

La vision du Collectif : déconstruire les préjugés, donner des moyens d’émancipation, d’expression et briser l’isolement avec comme vecteur commun le sport quel qu’il soit ! Par l’exemple et l’action, par et pour toutes les femmes sans distinction d’âge, de palmarès sportif, de classe sociale, d’origine ethnique, d’identité de genre, d’orientation sexuelle.

Avec toute cette énergie portée par la Coupe du Monde, nous souhaitons profiter de cet engouement pour rassembler des personnalités engagées, et célébrer le sport (et le foot) au féminin, au cœur de Paris.

Le déroulé de la soirée (à la Dame de Canton, 75013 Paris):

 une conférence/débat pour éveiller les consciences et les esprits (sur la péniche)

 Puis le match des Quarts de finale de foot en direct (sur les quais)

 Et après, bien évidemment la 3ème mi-temps pour unir et renforcer les liens (DJ Set sur la péniche).

Nous comptons pour l’évènement :

 cinq sportives de haut niveau: en sports individuels et collectifs, joueuses professionnelles et/ou internationales

 un journaliste

 une entrepreneuse.

Les thèmes traités seront les suivants:

LE POSITIONNEMENT DES SORTIVES

  1. Vers une prise de de conscience de la part des élites sportives : Ada Hegerberg, ballon d’or de l’année, boycotte la Coupe, les Américaines portent plainte collectivement contre leur Fédération et jouent, de l’autre côté les Françaises priées de partir de Clairefontaine sans un mot dans la presse.

Pensez-vous que les élites sportives ont un rôle à jouer pour permettre une prise de conscience collective sur le statut accordé aux pratiquantes?

LE POSITIONNEMENT DE L’ÉTAT ET DES INSTITUTIONS

  1. Une politique à deux vitesses: d’un côté, l’Etat envoie des communications fortes pour dire stop aux préjugés et permettre l’égalité et la mixité dans le sport. D’un autre côté, en plus des budgets divisés par deux pour le sport, la majorité des subventions allouées au développement du sport vont directement au sport collectif masculin (foot essentiellement).

Quel est selon vous le rôle de l’Etat pour réduire cette inégalité? L’Etat met-il réellement en œuvre des moyens pour atteindre les objectifs affichés? Quelles sont les politiques engagées pour augmenter le taux d’engagement des femmes ?

LES DISPARITÉS SELON LES SPORTS

  1. Du collectif au sport individuel, on observe une disparité de médiatisation, de développement et de considération. Par exemple, la promotion médiatique en volley féminin est plus efficace que le celle du rugby féminin.

Comment promouvoir son sport auprès des femmes? Quels seraient les principes facilement transposables à tous les types de sports ?

LE SEXISME DANS LE SPORT:

  1. Vous en avez fait le titre de votre livre. Au-delà de l’égalité salariale, d’impact médiatique ou de reconnaissance sociale, le premier combat pour toutes les femmes est celui de tous les jours: défier les habitudes et stéréotypes. Du sexisme ordinaire, aux violences sexuelles, libérer la parole est un des challenges majeurs pour une prise de conscience collective.

En terme d’éducation, prévention, quelles sont vos idées pour éveiller, faire évoluer les mentalités et libérer la parole?

QUESTION BONUS:

  1. Qui selon vous seront les championnes du monde pour ce mondial de foot ?

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