Depuis vendredi 23 juillet, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, tout le monde sportif était devant les écrans. Un an après la date prévue, retardé par la crise sanitaire d’envergure mondiale, les sportifs de plus de 200 pays se sont affrontés pendant deux semaines et demi. On a donc rassemblé plusieurs faits et constats sur la place des femmes durant ces JO à Tokyo.

49% de femmes ayant participé !

Mission accomplie pour le CIO qui souhaitaient des JO 2020 « avec davantage de femmes ». Les sportives ont représenté 48.6 % du total des athlètes engagés, contre 44,2% à Londres en 2012 et 45,6% à Rio en 2016.

Mixité des porte-drapeaux !

Nouveauté : le CIO a demandé aux nations participantes de nommer deux sportifs, une femme et un homme, en tant que porte-drapeau. Le comité olympique impose la parité qui s’installe progressivement dans la participation des athlètes sélectionnés.

Une révolte contre des injonctions sexistes des tenues sportives !

(Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

Les gymnastes allemandes ont opté pour une combinaison intégrale, lors des épreuves de qualification par équipe des Jeux olympiques. Si le règlement de la Fédération internationale autorisait déjà cette tenue, ces quelques centimètres supplémentaires de tissu comparés aux justaucorps courts sont hautement symboliques. En effet, le message était de montrer que les femmes ont le droit de se sentir à l’aise dans leur tenue.

Nous, les femmes, voulons toutes nous sentir bien dans notre peau. Dans notre sport, cela devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que l’on sort de son corps d’enfant », dit Sarah Voss coéquipière gymnaste allemande dans une interview à la radio allemande ZDF.

Cette hypersexualisation des corps des femmes dans le sport a également été dénoncée par l’équipe norvégienne de beach handball. Elles ont écopé 1500€ d’amende pour avoir refusé de porter le bikini lors du championnat d’Europe. Vous retrouverez plus d’informations sur l’article « Beach handball : un sport hypersexualisé »

« On affirme encore une fois que pour attirer le public et les sponsors, il faut que les sportives soient sexys et féminines »analyse Béatrice Barbusse pour FranceInfo. « Les choix sont faits par les hommes [encore largement majoritaires au sein des instances dirigeantes des fédérations internationales ou nationales] et pour les hommes, sans demander aux principales concernées ce qui conviendrait le mieux à leur pratique et à leur morphologie, sans prendre en compte le regard particulier porté sur leurs corps », insiste la sociologue, Béatrice Barbusse.

Vous retrouverez l’ensemble de l’article de FranceInfo ici

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