Le Conseil Consultatif pour l’égalité entre les hommes et les femmes a publié un rapport

Le Conseil consultatif du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes rend public aujourd’hui son Rapport de recommandations en vue de faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des filles et des femmes et son Appel à l’action.

Le Conseil consultatif a identifié 79 bonnes pratiques en matière de lois pour l’égalité femmes-hommes dans 4 secteurs (violences, autonomisation économique, éducation et santé, discriminations) et dans toutes les régions du monde. Il appelle les dirigeants du G7 et des autres pays à s’engager, à travers le « Partenariat de Biarritz » à adopter et à mettre en œuvre des cadres législatifs progressifs pour l’égalité femmes-hommes, en s’inspirant de ses recommandations. Il appelle en particulier les dirigeants à :

  • Mettre fin à la violence basée sur le genre ;
  • Assurer éducation et santé équitable et de qualité ;
  • Promouvoir l’autonomisation économique ;
  • Assurer l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les politiques publiques.

Il demande aux Etats de garantir le financement nécessaire à la mise en œuvre des lois et d’en faire un suivi à échéances régulières, ainsi que d’abolir les mesures discriminatoires contre les femmes qui persisteraient.

Plus de 2,5 milliards de filles et de femmes dans le monde sont affectées par des lois discriminatoires et l’absence de protection juridique. Les actions de nombreuses filles et de femmes courageuses ont brisé le silence et mis en lumière le besoin urgent d’une action forte et déterminée. Le Conseil exhorte les dirigeants du G7 à être aussi courageuses et courageux que le sont les filles et les femmes chaque jour.

Le conseil est présidé par deux co-Présidents du Conseil, les Prix Nobel Nadia Murad et Denis Mukwege, et la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka.

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S’émanciper par le sport, exploser les stéréotypes de genre, Marie Cécile Naves

Alors que la Coupe du monde féminine de football se tient en France à partir du 7 juin, il demeure important de poser la question non seulement des inégalités entre les femmes et les hommes dans le sport, mais aussi du rôle de levier que le sport peut incarner pour la liberté et l’émancipation des filles et des femmes dans l’ensemble des pays du monde.

  • L’interdit de donner à voir le corps des femmes
  • Les contraintes sur les femmes sont d’abord collectives
  • Le sport une soft law à faire appliquer
  • Le sport, au cœur d’une planète apprenante

Le think-tank Sport et Citoyenneté a organisé le 27 mai à l’Hôtel de Ville de Paris une conférence intitulée « L’émancipation des filles par le sport, s’inspirer des bonnes pratiques dans le monde »

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rapport sur la place des femmes dans le football

A quelques semaines du lancement de la 8e Coupe du monde féminine de football qui débutera le 7 juin 2019 en France, l’IRIS publie, avec le soutien de Positive Football (UNFP) et sous l’égide de l’UNESCO, le rapport « Quand le football s’accorde au féminin ». Réalisé à l’heure où un tournant important dans le développement du football est pris, ce rapport, dépassant l’analyse chiffrée, contribue à cette dynamique. Quelle est la place réelle des femmes dans ce sport ? Quelles sont les motivations du monde du football à s’ouvrir de façon croissante aux femmes ? Comment expliquer la persistance de préjugés et de freins : invisibilisation et exclusion des femmes, plafond de verre, sexisme, homophobie ? Comment le football peut être, ou non, un levier d’émancipation et d’autonomisation ? Plus que jamais, le football apparaît ici comme un réel objet d’étude géopolitique et d’analyse transversale et internationale.

 

Décryptage du rapport de l’Académie française sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions »

Ce document propose deux types d’approches du rapport. Les quatre premières pages sont dévolues à une synthèse de ses grandes caractéristiques, les suivantes à un commentaire des quarante passages qu’il a paru nécessaire de décrypter. Le tout s’appuie sur (et fait parfois référence à) l’ouvrage L’Académie contre la langue française : le dossier « féminisation », dans lequel on trouve, outre des informations sur l’histoire de la maison (« Le Saint-Siège »), les raisons de ses colères (« Les offenses ») et la mise à plat de ses douze dogmes (« Les points de doctrine »), des documents reproduits in extenso : ses trois premières Déclarations (« Les bulles »), sept articles de francs-tireurs parus dans la grande presse (« Les exégèses ») et quatre adresses à des puissant·es (« Les suppliques »)1.

Généralités

Le rapport sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions », rendu public le 28 février 2019 et adopté le jour même en séance (à deux voix près), est un hapax dans l’histoire de l’Académie. Ordinairement muette, exceptée lorsque le masculin est en « péril », elle avait fait sur ce thème trois Déclarations (1984, 2002, 2017) et une Mise au point (2014). Par ailleurs, elle rompt ici partiellement – sans le dire – avec la politique linguistique qu’elle mène depuis sa création (1635), et qui a consisté à doter le genre masculin de pouvoirs toujours supérieurs à ceux du genre féminin. Le texte nie aussi l’activisme qu’a développé l’institution depuis une trentaine d’années pour entraver les évolutions que la langue connait, sous la pression conjuguée des évolutions sociales (montée continue des femmes dans les postes de pouvoir) et des signaux positifs envoyés par le pouvoir via des circulaires enregistrant cette avancée (1986, 1998, 2017).

Une demande expresse du pouvoir

L’Académie répond ici à une demande du pouvoir, dont tous les détails ne sont pas connus. On sait que le premier président de la Cour de Cassation, Bertrand Louvel, a adressé une lettre (datée du 20 avril 2017) à la secrétaire perpétuelle, Hélène Carrère d’Encausse, lui demandant de préciser si sa condamnation de l’usage des féminins dans la fonction publique, encore rappelée dans sa Mise au point d’octobre 2014, était toujours d’actualité. Cette condamnation va en effet à l’encontre des usages qui s’y sont répandus suite aux différentes circulaires gouvernementales invitant à user de féminins. « L’usage a-t-il suffisamment évolué depuis cette date, demandait le magistrat, pouvant amener l’Académie à infléchir aujourd’hui son point de vue ? »…

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Droits des femmes, tout peut disparaitre…

Dans son introduction, Pauline Delage critique, entre autres, une certaine conception du féminisme et de l’égalité « qui renonce à transformer les structures sociales ». Elle indique que « Les droits des femmes peuvent alors être pensés comme une question édulcorée, indépendante de toute autre question politique, et sans rapport avec d’autres inégalités sociales ». Dit autrement, la négation ou l’éviction des rapports sociaux – en particulier de classe, de sexe, de racisation – et de leur imbrication ne permet ni de penser ni d’agir dans le sens de l’émancipation.

Les attaques contre les droits des femmes ne viennent pas que des groupes conservateurs – religieux ou non – bien aussi des politiques néolibérales, « des transformations de l’Etat qui passent par exemple par des restrictions budgétaires ». Des droits sans moyens ne sont pas réellement des droits. Des droits laissés en gérance aux institutions, sans volonté de les étendre et de les approfondir, et/ou, sans pratiques auto-organisées des principales intéressées, ne peuvent qu’être dissous dans les espaces marchandes et/ou relégués comme secondaires.

« C’est le projet de ce livre : proposer un retour critique sur les acquis des droits des femmes pour repenser et promouvoir l’égalité entre toutes et tous »

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Roxana Maracineanu prône « une autre vision du sport »

Au micro de « Sénat 360 », Roxana Maracineanu, ministre des sports, prône l’augmentation du nombre de femmes dans le domaine du sport afin « d’apporter une autre vision ». par Public Sénat

À la veille de la journée internationale des droits des femmes, les questions au gouvernement au Sénat de ce jour abordent largement les problèmes liés à l’égalité homme-femme. L’occasion de demander à la ministre des sports, Roxana Maracineanu, si elle a perçu, au sein du monde politique, du sexisme à son encontre : « Depuis mon arrivée au gouvernement en septembre dernier, je n’ai, à aucun moment, pu ressentir de discriminations de ce côté-là » estime-t-elle. Mais la ministre ajoute que c’est sûrement grâce aux combats de ses prédécesseures en politique, qu’elle peut aujourd’hui « bénéficier de conditions paritaires ».

Interrogée sur le manque de valorisation du sport féminin en France, Roxana Maracineanu répond : « Aujourd’hui, il y a des femmes performantes et nous, on fait ce qu’il faut aussi pour qu’il y ait plus de sportives de haut niveau et qu’aujourd’hui plus de femmes s’engagent dans ces carrières sportives. Ce n’est pas évident parce qu’il y a le problème de la maternité. Il y a aussi le problème du double projet études et sport et on sait que les jeunes filles (…) sont moins enclines à se dédier à une carrière sportive et à laisser tomber leurs études à côté. »

Et d’ajouter : « Avoir plus de femmes pratiquantes, dirigeantes, haut niveau et surtout journalistes aussi, ça va apporter une autre vision du sport. Une vision plus en adéquation avec le sport santé, le sport éducation, le sport au plus près des attentes des pratiquants. Pas seulement le sport compétition. »

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