La femme et le sport en France, on en est où ?

Extrait du magazine WOMEN SPORTS N.15 de janvier-février-mars 2020

Femme et sport : lutte pour l’égalité des sexes

Les absences et représentations des femmes dans le sport
1900 : première apparition des femmes aux JO : elles sont 22, contre 975 hommes.
Aujourd’hui, 5.000 participantes (4.700 aux JO en 2016) = 45 % des athlètes (Estimation portée à 50 % pour les JO 2020)
6 % des femmes pratiquent un sport en compétition (contre 16 % des hommes)
1991 : la FIFA reconnaît le football féminin. La première Coupe du monde est organisée à Pékin.

Le monde des fédérations sportives et le sexe féminin
38,5 % des licences délivrées par les Fédérations sont féminines
37 % des femmes pratiquent du sport dans un club
50 % des 16-24 ans pratiquent une fois par semaine
23 % des femmes sont représentées dans les bureaux et dans les comités de direction des fédérations sportives
+ de 6 millions de licenciées en 2015 (contre 5 millions en 2007) : + 20 %
(chiffres de 2018)

Motivation et pratiques : des différences de forme
20 % de chances en moins pour une femme de pratiquer une activité physique qu’un homme
Ces 12 derniers mois :
45 % des femmes déclarent avoir pratiqué un sport (+ 4% entre 2009 et 2015)
20 % des personnes ayant participé à un sport collectif sont des femmes
56 % des femmes déclarent pratiquer la marche à pied (sport préféré)

Les sports où les femmes sont les plus représentées :
Marche à pied
Gymnastique
Danse
Natation

Femme et sport : objectifs de pratique
24 % des femmes déclarent faire du sport pour perdre du poids
11 % pour dépasser leur limite
43 % des femmes recherchent la motivation dans leur environnement proche (collègues, amis)

Côté running dans les starting blocks !

+33 % l’augmentation des runneuses entre 2014 et 2018
6 millions de coureuses (soit autant que les hommes)
Exemple de pourcentage femmes/hommes en course : +20 % en 5 ans de femmes sur le semi-marathon de Paris
149 € /an, le panier moyen des dépenses sportives féminines (40 % du chiffre d’affaires)
388 €, la dépense moyenne des compétitrices pour s’équiper et s’inscrire à des courses à pied

Médiatisation en marche, mais une marche lente
18 %, le taux de médiatisation du sport féminin (2017, contre 7 % en 2012)
A titre d’exemple, en comparaison financière : 15 millions de dollars pour la Coupe du monde féminine de football contre 576 millions chez les hommes).

Retrouvez plus d’information sur le site Women Sports :

https://www.womensports.fr/infographie-la-femme-et-le-sport-en-france-on-en-est-ou/

Sport Féminin Toujours

« Sport Féminin Toujours » : rendez-vous les 1er et 2 février 2020

Cette année encore, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le ministère des Sports s’associent pour organiser la troisième édition de l’opération « Sport Féminin Toujours » en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, et avec le soutien du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

« Sport Féminin Toujours » est une initiative du CSA née en 2014. Elle s’inscrit aujourd’hui dans la Conférence permanente du sport féminin, créée en 2018. Cette opération se déroulera cette année les 1er et 2 février 2020.
Ce temps fort de médiatisation du sport a pour but d’inciter les médias, sur l’ensemble du territoire, à intégrer plus de retransmissions sportives, mais aussi plus de sujets, émissions et interviews consacrés au sport féminin et aux actrices du milieu sportif en général.

Les thématiques de l’édition 2020 de « Sport Féminin Toujours »
Cette année, le CSA, le ministère des Sports ainsi que leurs partenaires ont décidé de mettre en avant trois thématiques majeures de la vie des sportives. Ces thématiques ont vocation à être mises en avant par les médias qui soutiennent l’opération :

LA FÉMINISATION DES INSTANCES DIRIGEANTES DE FEDERATIONS SPORTIVES
S’il n’y a pas d’obligation légale en la matière, une impulsion est régulièrement donnée par le ministère des Sports pour que les instances déconcentrées des fédérations s’engagent dans une représentation équilibrée des femmes et des hommes. Presque tous les statuts des fédérations sportives (110) intègrent désormais la féminisation des instances dirigeantes, le taux de féminisation est passé de 26,5% en 2013 à 35 % en juin 2018.
Sur les 115 fédérations sportives agréées, on compte 14 présidentes à la tête d’une fédération sportive (olympique, non olympique et multisports). 4 fédérations sportives notamment, présentent des « bonnes pratiques » en matière de féminisation, en ce qu’elles ont déjà instauré la parité femmes/hommes au sein de leur comité directeur fédéral. Il s’agit de l’athlétisme, du handball, de la boxe française et de la Montagne et escalade.
Une des mesures proposées dans le futur projet de Loi sport consiste à poursuivre la féminisation des instances dirigeantes fédérales jusqu’au niveau local. La mesure envisagée a pour objectif d’étendre cette représentation aux instances dirigeantes des organes déconcentrés des fédérations et de leurs clubs affiliés. A savoir au niveau régional avec les ligues et comités régionaux des fédérations, au niveau départemental avec les ligues et comités départementaux et au niveau local avec les clubs affiliés.
Le ministère agit également pour une féminisation de l’encadrement technique. C’est notamment le cas des cadres dirigeants des Directions techniques nationales (DTN). Les missions de DTN ont été confiées à 14 femmes contre 7 lors de la précédente olympiade.

Retrouvez l’article intégral en cliquant sur le lien internet ci-dessous

Article « Sport Féminin Toujours »

Les 1 an du club Wo&Men

“Le doute n’est pas un échec. J’ai eu la chance de pouvoir douter tout en ayant confiance en moi.” Nadia Pellefigue.

Le jeudi 5 décembre dernier, le TUC a assisté au 1 an du club Wo&Men by CA31, dirigé par Myriam Sabatier.
À l’origine, la volonté du Crédit Agricole Toulouse 31 était d’instaurer la mixité Homme/Femme. Une volonté présente au cœur de sa stratégie d’entreprise.
Ce projet de mixité a donc vu le jour, porté par une équipe motivée qui a œuvré afin de mettre en place des actions concrètes.

Le Club Wo&Men est le 1er résultat des ces ambitions. Parrainé par Béatrice Labatut et Olivier Roca, respectivement Directrice du Groupe d’agences Rouffiac-Tolosan et Adjoint au Directeur du Groupe d’agences de Blagnac, il répond aujourd’hui aux attentes avec environ 200 membres réunis en moins d’une année.

Ils étaient donc réunis au cours de cette soirée d’anniversaire autour du thème “Oser”, en présence de Nicolas Langevin, Directeur Général et d’Agnès Coulombe, Directrice Générale Adjointe du CA Toulouse 31.
Cette soirée était sous le signe de l’ouverture avec la présence d’autres réseaux valorisant la Mixité Toulousaine comme Accelles’R. Trois invités de marques ont également témoigné. Ils ont pu entendre autour d’une table ronde Nadia Pellefique, Vice-Présidente de la Région Occitanie et Pyrénées-Méditerranée, Aurélien Pradié, Député du Lot et Membre de la commission des lois ainsi que Sophie Iborra, Coordinatrice générale de Futurapolis & Futurapolis Santé pour le journal Le Point et membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes. Ils nous ont partagé leurs expériences et ressentis en tant qu’homme et femmes à des postes à responsabilités mais également les doutes qu’ils ont pu rencontrer, comment ils les ont dépassés.

Cette soirée fut très enrichissante mais aussi ludique avec des jeux organisés après une table ronde dynamique et inspirante. Espérant voir de nombreux autres anniversaires du Club Wo&Men à l’avenir, qui apporte de réelles solutions face à la problématique de la mixité Homme/Femme.

Plus d’informations sur le site du TUC :

http://www.tucsports.com/2019/12/16/les-1-an-du-club-women-on-en-parle/

Le Conseil Consultatif pour l’égalité entre les hommes et les femmes a publié un rapport

Le Conseil consultatif du G7 pour l’égalité entre les femmes et les hommes rend public aujourd’hui son Rapport de recommandations en vue de faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes et l’autonomisation des filles et des femmes et son Appel à l’action.

Le Conseil consultatif a identifié 79 bonnes pratiques en matière de lois pour l’égalité femmes-hommes dans 4 secteurs (violences, autonomisation économique, éducation et santé, discriminations) et dans toutes les régions du monde. Il appelle les dirigeants du G7 et des autres pays à s’engager, à travers le « Partenariat de Biarritz » à adopter et à mettre en œuvre des cadres législatifs progressifs pour l’égalité femmes-hommes, en s’inspirant de ses recommandations. Il appelle en particulier les dirigeants à :

  • Mettre fin à la violence basée sur le genre ;
  • Assurer éducation et santé équitable et de qualité ;
  • Promouvoir l’autonomisation économique ;
  • Assurer l’égalité complète entre les femmes et les hommes dans les politiques publiques.

Il demande aux Etats de garantir le financement nécessaire à la mise en œuvre des lois et d’en faire un suivi à échéances régulières, ainsi que d’abolir les mesures discriminatoires contre les femmes qui persisteraient.

Plus de 2,5 milliards de filles et de femmes dans le monde sont affectées par des lois discriminatoires et l’absence de protection juridique. Les actions de nombreuses filles et de femmes courageuses ont brisé le silence et mis en lumière le besoin urgent d’une action forte et déterminée. Le Conseil exhorte les dirigeants du G7 à être aussi courageuses et courageux que le sont les filles et les femmes chaque jour.

Le conseil est présidé par deux co-Présidents du Conseil, les Prix Nobel Nadia Murad et Denis Mukwege, et la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka.

Lire le rapport

 

S’émanciper par le sport, exploser les stéréotypes de genre, Marie Cécile Naves

Alors que la Coupe du monde féminine de football se tient en France à partir du 7 juin, il demeure important de poser la question non seulement des inégalités entre les femmes et les hommes dans le sport, mais aussi du rôle de levier que le sport peut incarner pour la liberté et l’émancipation des filles et des femmes dans l’ensemble des pays du monde.

  • L’interdit de donner à voir le corps des femmes
  • Les contraintes sur les femmes sont d’abord collectives
  • Le sport une soft law à faire appliquer
  • Le sport, au cœur d’une planète apprenante

Le think-tank Sport et Citoyenneté a organisé le 27 mai à l’Hôtel de Ville de Paris une conférence intitulée « L’émancipation des filles par le sport, s’inspirer des bonnes pratiques dans le monde »

lire l’article

rapport sur la place des femmes dans le football

A quelques semaines du lancement de la 8e Coupe du monde féminine de football qui débutera le 7 juin 2019 en France, l’IRIS publie, avec le soutien de Positive Football (UNFP) et sous l’égide de l’UNESCO, le rapport « Quand le football s’accorde au féminin ». Réalisé à l’heure où un tournant important dans le développement du football est pris, ce rapport, dépassant l’analyse chiffrée, contribue à cette dynamique. Quelle est la place réelle des femmes dans ce sport ? Quelles sont les motivations du monde du football à s’ouvrir de façon croissante aux femmes ? Comment expliquer la persistance de préjugés et de freins : invisibilisation et exclusion des femmes, plafond de verre, sexisme, homophobie ? Comment le football peut être, ou non, un levier d’émancipation et d’autonomisation ? Plus que jamais, le football apparaît ici comme un réel objet d’étude géopolitique et d’analyse transversale et internationale.

 

Décryptage du rapport de l’Académie française sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions »

Ce document propose deux types d’approches du rapport. Les quatre premières pages sont dévolues à une synthèse de ses grandes caractéristiques, les suivantes à un commentaire des quarante passages qu’il a paru nécessaire de décrypter. Le tout s’appuie sur (et fait parfois référence à) l’ouvrage L’Académie contre la langue française : le dossier « féminisation », dans lequel on trouve, outre des informations sur l’histoire de la maison (« Le Saint-Siège »), les raisons de ses colères (« Les offenses ») et la mise à plat de ses douze dogmes (« Les points de doctrine »), des documents reproduits in extenso : ses trois premières Déclarations (« Les bulles »), sept articles de francs-tireurs parus dans la grande presse (« Les exégèses ») et quatre adresses à des puissant·es (« Les suppliques »)1.

Généralités

Le rapport sur « La féminisation des noms de métiers et de fonctions », rendu public le 28 février 2019 et adopté le jour même en séance (à deux voix près), est un hapax dans l’histoire de l’Académie. Ordinairement muette, exceptée lorsque le masculin est en « péril », elle avait fait sur ce thème trois Déclarations (1984, 2002, 2017) et une Mise au point (2014). Par ailleurs, elle rompt ici partiellement – sans le dire – avec la politique linguistique qu’elle mène depuis sa création (1635), et qui a consisté à doter le genre masculin de pouvoirs toujours supérieurs à ceux du genre féminin. Le texte nie aussi l’activisme qu’a développé l’institution depuis une trentaine d’années pour entraver les évolutions que la langue connait, sous la pression conjuguée des évolutions sociales (montée continue des femmes dans les postes de pouvoir) et des signaux positifs envoyés par le pouvoir via des circulaires enregistrant cette avancée (1986, 1998, 2017).

Une demande expresse du pouvoir

L’Académie répond ici à une demande du pouvoir, dont tous les détails ne sont pas connus. On sait que le premier président de la Cour de Cassation, Bertrand Louvel, a adressé une lettre (datée du 20 avril 2017) à la secrétaire perpétuelle, Hélène Carrère d’Encausse, lui demandant de préciser si sa condamnation de l’usage des féminins dans la fonction publique, encore rappelée dans sa Mise au point d’octobre 2014, était toujours d’actualité. Cette condamnation va en effet à l’encontre des usages qui s’y sont répandus suite aux différentes circulaires gouvernementales invitant à user de féminins. « L’usage a-t-il suffisamment évolué depuis cette date, demandait le magistrat, pouvant amener l’Académie à infléchir aujourd’hui son point de vue ? »…

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Droits des femmes, tout peut disparaitre…

Dans son introduction, Pauline Delage critique, entre autres, une certaine conception du féminisme et de l’égalité « qui renonce à transformer les structures sociales ». Elle indique que « Les droits des femmes peuvent alors être pensés comme une question édulcorée, indépendante de toute autre question politique, et sans rapport avec d’autres inégalités sociales ». Dit autrement, la négation ou l’éviction des rapports sociaux – en particulier de classe, de sexe, de racisation – et de leur imbrication ne permet ni de penser ni d’agir dans le sens de l’émancipation.

Les attaques contre les droits des femmes ne viennent pas que des groupes conservateurs – religieux ou non – bien aussi des politiques néolibérales, « des transformations de l’Etat qui passent par exemple par des restrictions budgétaires ». Des droits sans moyens ne sont pas réellement des droits. Des droits laissés en gérance aux institutions, sans volonté de les étendre et de les approfondir, et/ou, sans pratiques auto-organisées des principales intéressées, ne peuvent qu’être dissous dans les espaces marchandes et/ou relégués comme secondaires.

« C’est le projet de ce livre : proposer un retour critique sur les acquis des droits des femmes pour repenser et promouvoir l’égalité entre toutes et tous »

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