Relevons la tête ! / lancement de la saison 4

Nanterre se mobilise contre les violences faites aux femmes

L’ONU propose 16 journées d’action contre les violences faites aux femmes; une campagne internationale du 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (journée des droits humains). Initiée en 1991, cette campagne permet d’agir de manière pour la prévention et l’élimination des violences contre les femmes et les filles partout dans le monde.

Des actrices locales vous proposent d’en débattre

PROJECTIONS
PAPICHA

Du mercredi 6 au mardi 19 novembre – au cinéma Les Lumières*
Film réalisé par Mounia Meddour (2019, 1h45)
Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux  » papichas « , jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.
*Cinéma Les Lumières, 49 rue Maurice Thorez, 92000 Nanterre
Tarif unique 6€

SOIREE EXPO DEBAT
STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES !
Mercredi 20 novembre – à l’Agora, maison des initiatives citoyennes de la ville de Nanterre
19h Vernissage
Vernissage des expositions « Bravas » et « Femmes » en présence de deux artistes peintres : Flor Mora et Émilie Bargs. A travers leurs oeuvres engagées, ces deux artistes peintres questionnent la représentation du corps des femmes et sa perception dans notre société. Femmes engagées et sensibles, elles dénoncent grâce à leur art les violences faites aux femmes.
19h30 Débat
Regard sur les violences faites aux femmes.
Sensibilisation sur la gravité de la situation et débat sur les solutions et les actions à mener pour ne plus laisser faire. En présence des représentantes locales du collectif #NousToutes, d’Anne-Charlotte Jelty directrice du Cidff 92 et de Myassa Messaoudi, militante féministe de l’association APEL Egalité et autrice du livre « C’est mon choix » disent les femmes soumises (éditions Koukou).

Venez nombreux, vous découvrirez l’ensemble de la programmation de l’édition 2019 !

Femix’Sports : accorder le futur des instances sportives au féminin

(Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport)

L’association Femix’Sports promeut la mixité dans le sport. Elle a ainsi créé un dispositif pour accompagner les femmes vers les plus hauts postes des fédérations en vue des élections de l’olympiade 2020-2024, avec plusieurs partenaires dont la Française des Jeux.

Depuis 20 ans, l’association Femix’Sports s’engage dans la promotion de la place des femmes dans le sport. Favoriser l’accès des pratiquantes aux différentes disciplines et aux formations d’arbitres, améliorer la médiatisation ainsi que sensibiliser aux violences faites aux femmes font partie de ses missions. Plus récemment, c’est l’axe « accès aux responsabilités » qui a connu un coup d’accélérateur, par la création de modules de formation et d’accompagnement dont un pour les hauts potentiels féminins, en partenariat avec la Française des Jeux.

Se préparer à la nouvelle olympiade
Une statistique revient souvent, une seule femme est présidente d’une fédération olympique : Isabelle Lamour à la Fédération française d’escrime. Beaucoup trop peu pour Femix’Sports qui vise la mixité. Depuis maintenant 4 ans, l’association a lancé des programmes de formation/accompagnement dénommés « réussir en mixité », destinés aux femmes afin de les aider à atteindre un poste de dirigeante, avec le soutien du ministère des Sports. Le développement du potentiel individuel et l’amélioration de la capacité à travailler en équipe font partie des axes traités. « Il n’existait pas de modules conçus pour déclencher des vocations chez les femmes », indique Marie-Françoise Potereau, présidente de Femix’Sports.

La présence des femmes aux postes de dirigeantes en chiffres :
11 présidentes de fédération sportive, soit 10,3 %. 1 femme à la tête d’une fédération française d’un sport olympique, celle d’escrime, sur 31
3 présidentes de CROS (sur 13 en France) en Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne et Île-de-France
14 directrices techniques nationales
30 % de femmes dans les bureaux exécutifs
34,78 % de femmes dans les conseils d’administration
614 femmes, issues de 19 fédérations, ont bénéficié du dispositif « réussir en mixité »

Retrouvez l’article en intégralité en cliquant sur le lien suivant : https://www.sportmag.fr/multisports/femixsports-accorder-le-futur-des-instances-sportives-au-feminin/?fbclid=IwAR3rptR44icyMtaHO1IOiqXBxxNxedlBglwviB3oZS0cbrwmxcj9UzQmFMA

Formation « Je favorise l’égalité entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons… »

Le Conseil départemental de la Gironde organise des sessions « rendez-vous des bénévoles » qui consistent à former des bénévoles, dirigeants ou non, du milieu associatif. La Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO) est partenaire et intervient donc sur plusieurs sujets dont « Je favorise l’égalité entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons dans mon association et lutte contre les stéréotypes de genre« .

La formation aura lieu le 19 novembre de 18h à 21h à Lormont, près de Bordeaux. Cette séance gratuite est ouverte aux associations girondines sur inscription. Ce temps de réunion sera propice aux échanges afin d’alimenter le débat sur l’égalité de genre.

Pour plus d’information, contactez-nous à gironde@ffco.org .

 

Témoignage de Véronique RIBAUCOURT (U.S. Joigny)

1) dans quelles conditions êtes vous devenue présidente ?

Mon prédécesseur avait décidé de laisser sa place après 20 ans de présidence mais notre club compte 20 sections, un centre de loisirs, 2000 adhérents et 5 salariés.

C’est une  lourde responsabilité.

Il souhaitait confier cette mission à une personne qui connaissait l’histoire de notre omnisports et capable de le gérer .

Le bureau m’a choisi pour mes qualités d’écoute, d’analyse , d’échange, de partage et d’équité.

2) D’après vous, qu’est ce qui diffère d’une gestion masculine ou féminine.

Dans les points communs tout d’abord je pense que lorsqu’une personne décide d’occuper  un poste  aussi important, homme ou femme cherchent à ne négliger aucun détail et recherche la perfection . Je pense qu’homme ou femme ne s’investit pas à moitié en prenant une telle responsabilité.

En revanche l’approche est différente.

Lorsque des choix et des décisions doivent être prises, j’ai vraiment besoin de m’enrichir du point de vu de mon bureau et de mes membres.

Par conséquents les choix sont plus collectifs et les réunions plus participatives .

Cela m’évite à mon sens les mauvais pas.

Par conséquent , qu’elle est votre manière de présider ? Qu’avez vous apporté sur ce 1er mandat de 4 ans?

Ma priorité sur la communication, la discussion, l’échange m’apportent beaucoup davantage;  j’ai par exemple sorti mon club omnisport d’un prud’homme dès mon arrivée.

J’ai supprimé le bras de fer qui existait avec la Municipalité.

Je suis en train d’apprendre à mes sections de travailler ensemble et ne pas tirer la couverture vers soi. Je leur dis souvent  » ENSEMBLE, PLUS FORT ». C’est ca l’esprit d’équipe. C’est ca l’esprit sportif !

Et puis il se dit aussi qu’en tant que femme j’ai fait prendre une autre voie à notre club qui vivait sur ses acquis. Comme je sais fédérer, beaucoup de partenaires ont envie de  travailler avec nous et m’ont lancé avec l’aide de la FFCO l’idée nous ouvrir sur le sport pour tout public . On vient donc d’ouvrir une nouvelle section  » sport santé » puisque la mairie y est très attachée, l’hôpital de Joigny et les professionnels de santé aussi ; dans cet esprit, le club omnisport fait donc maintenant parti du CCAS de Joigny, les écoles et les collèges me contactent pour faire découvrir nos activités aux enfants et les aider à apporter l’esprit des JO 2024.

Mais alors, rencontrez vous une difficulté à être femme dans votre mission?

Il y en a peut être une oui qu’un homme ferait plus facilement : trouver des entreprises partenaires. En effet comme les chefs d’entreprises sont quasiment tout le temps des hommes, il va m’être plus difficile de les convaincre de devenir sponsors.

C’est mon projet défis !