Droits des femmes, tout peut disparaitre…

Dans son introduction, Pauline Delage critique, entre autres, une certaine conception du féminisme et de l’égalité « qui renonce à transformer les structures sociales ». Elle indique que « Les droits des femmes peuvent alors être pensés comme une question édulcorée, indépendante de toute autre question politique, et sans rapport avec d’autres inégalités sociales ». Dit autrement, la négation ou l’éviction des rapports sociaux – en particulier de classe, de sexe, de racisation – et de leur imbrication ne permet ni de penser ni d’agir dans le sens de l’émancipation.

Les attaques contre les droits des femmes ne viennent pas que des groupes conservateurs – religieux ou non – bien aussi des politiques néolibérales, « des transformations de l’Etat qui passent par exemple par des restrictions budgétaires ». Des droits sans moyens ne sont pas réellement des droits. Des droits laissés en gérance aux institutions, sans volonté de les étendre et de les approfondir, et/ou, sans pratiques auto-organisées des principales intéressées, ne peuvent qu’être dissous dans les espaces marchandes et/ou relégués comme secondaires.

« C’est le projet de ce livre : proposer un retour critique sur les acquis des droits des femmes pour repenser et promouvoir l’égalité entre toutes et tous »

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